dimanche 15 mars 2026

Minutes de silence

Récemment l'extrémiste de droite Quentin Deranque a été assassiné par une bande d'antifas (dont on se dit que l'anti est bien superflu) connus pour leur activisme violent.

En 2023, c'est Nahel Merzouk qui fut abattu par un policier alors qu'il conduisait à grande vitesse et sans permis et refusait d'obtempérer.

Enfin, en 2013, c'est le jeune Clément Méric, extrémiste de gauche, qui trouva la mort dans une baston avec un groupe d'extrême droite.

Nahel était un délinquant déscolarisé, Méric et Deranque des étudiants ultra politisés, mais tous les trois étaient jeunes et leurs comportements à risque et en dehors des clous, voire carrément hors-la-loi pour Nahel, ont entraîné leur mort tragique et stupide.

L'autre point qui les réunit est que tous trois ont eu droit à une minute de silence à l'assemblée nationale, et c'est ce a inspiré ce post.

L'émotion suscitée par ces morts est compréhensible, même si évidemment elles ont toutes été récupérées de manière aussi prévisible que dégueulasse par des camps politiques et/ou par la délinquance plus ou moins organisée.

Mais je m'interroge sur le sens de cette minute de silence.

Ce cérémonial me semblait dédié aux hommages aux gens morts pour la France, dans l'exercice de leurs fonctions ou pour défendre certaines valeurs sur lesquelles nous nous sommes construits.

Qu'une minute soit consacrée à Samuel Paty ou Arnaud Beltrame, a ainsi tout son sens.

Mais dans ces trois cas?

Ces garçons étaient au contraire des représentants de ce qui détruit notre pays et notre société: délinquance, fascisme et gauchisme, qui sont des poisons pour la démocratie et des facteurs de division.

Même s'ils ne méritaient sans doute pas que ça se finisse de manière aussi tragique, ne sont-ils pas morts à cause de leurs choix de vie, des choix dont ils étaient quand même responsables et qui allaient délibérément à contre sens?

Du coup je trouve ces minutes absurdes et déplacées, voire même insultantes pour les vrais héros.

Elles sont insultantes aussi pour les victimes de gens qui ont croisé le chemin de ces trois garçons, de l'infirmier de Roubaix écrasé par un autre Nahel fuyant la police en passant par les victimes de la jeune garde ou des skinheads.

Nous vivons décidément une époque singulière, confuse, où tout est brouillé, où être victime est suffisant pour être absous et où l'émotion à chaud est survalorisée.

Arrêtons ces minutes si on ne veut pas qu'elles soient vides de sens.

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