dimanche 15 septembre 2013

Vélo vs Vélib

Le post d'aujourd'hui sera parisien.

J'ai mis du temps à faire du vélo, mais dès que j'ai pu me lancer, j'ai adoré ça. J'ai passé de très longues heures à rouler dans ma campagne vallonnée, à sillonner ses petites routes, parfois plus proches du chemin, où je croisais plus souvent des chiens (je me suis d'ailleurs fait quelques frayeurs) ou des tracteurs que des voitures.

J'aimais la vitesse, la solitude, l'effort long, les paysages immobiles, le vent sur moi, les kilomètres qui défilent.

Puis je me suis installé en ville. Et je me suis mis à haïr le vélo.

D'abord parce que les longues balades telles que je les aime y sont difficiles.

Mais surtout parce qu'on m'a volé le vélo que j'avais ramené de ma campagne et auquel j'étais très attaché (miraculeusement, la police l'a retrouvé mais dans un état tel qu'il n'est plus utilisable).

Ma femme ne compte plus le nombre de ceux qu'on lui a piqués.

Personnellement, cette insécurité, cette impossibilité de pouvoir poser un vélo à un endroit A ou B, cette probabilité de se le faire piquer me rend malade et m'a longtemps poussé à renoncer à ce mode de transport que j'apprécie pourtant.

Puis vint le Vélib (entretemps je suis arrivé à Paris). J'ai tout d'abord accueilli cet espèce d'énorme tank à trois vitesses avec scepticisme...avant de me raviser.

En effet, pour quelqu'un qui comme moi déteste les transports en commun, le Vélib est une alternative plutôt agréable (la limite c'est quand on veut s'éloigner de Paris: il n'y en a plus passées les premières banlieues).

Cela permet de se déplacer sans crainte du vol, et sans être obligé d'utiliser le même mode de transport à l'aller et au retour, ce qui est précieux si par exemple il pleut ou qu'on est pressé.

Débarrassé de la crainte du vol, j'ai appris à apprécier le vélo urbain. Il n'y a pas la notion d'effort long et constant comme lorsque je roulais à la campagne, mais c'est un tout autre exercice.

En ville, il faut tenir compte de la signalisation, des autres usagers de deux roues au comportement souvent anarchique, des voitures que l'on croise, jongler entre la route, les pistes cyclables et bien souvent les trottoirs, avoir l’œil pour ne pas dépasser le temps autorisé (seule la première demie-heure est gratuite) et puis aussi détecter le bon vélo (énormément sont vandalisés et/ou en mauvais état) et enfin -parfois dur si l'endroit où l'on va est très couru- repérer l'endroit où le reposer.

Bref, c'est complètement autre chose, on est plus dans la tension, dans l'évitement, le changement de rythme permanent, mais finalement une fois intégré c'est tout aussi agréable.

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